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L’histoire des “Misérables”
gravite autour de Jean Valjean, un forçat qui a été libéré de la prison de
Digne en 1815 après 19 années de travaux forcés.
À l’époque les ex-prisonniers
sont tenus de présenter un passeport jaune partout où ils passent. Valjean
réalise rapidement que ce passeport le condamne au mépris général.
À digne, un évêque accepte de l’héberger. Pendant la nuit, l’amertume
l’emportant sur la reconnaissance, Valjean vole l’argenterie et s’enfuit.
Valjean est alors repris par les gendarmes qui le conduisent chez l’évêque
de Digne. Ce dernier ment aux gendarmes pour sauver Valjean puis lui donne
deux chandeliers en argent. À partir de ce jour, guidé par une voix
intérieure, Valjean décide de refaire sa vie.
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Six années ont passées et
Valjean ne s’est pas jamais rendu à son lieu d’assignation. C’est sous le
couvert d’une nouvelle identité, celle de M.Madeleine, que Valjean
s’établit à Montreuil-sur-Mer comme manufacturier. Il deviendra aussi le
maire de cette petite ville.
Fantine, une de ses ouvrières est mère d’une enfant illégitime. Les autres
ouvrières l’apprennent et exigent son renvoi et racontant des ragots à
M.Madeleine. Désespéré, Fantine vend d’abord son médaillon puis ses
cheveux et finalement son corps pour pouvoir acheter des médicaments dont
sa fille a besoin. Abrutie par la vie de fille publique, Fantine attaque
un bourgeois qui l’importune. L’inspecteur Javert est sur le point de la
conduire en prison quand M. le maire intervient et ordonne qu’on la
conduise à l’hôpital. M. Madeleine, pris de compassion pour Fantine qu’il
a injustement congédié, rachète son erreur en lui promettant d’envoyer
chercher sa fillette.
Sur la place, à la suite d’une fausse manœuvre, un villageois,
M.Fauchelevent, se retrouve coincé sous sa charrette. Révolté par la
lâcheté des badauds, le maire dégage seul le vieil homme à la grande
surprise de la foule et de l’inspecteur Javert. L’incident rappelle à
Javert sa « bête noire », le forçat #24601, Jean Valjean qui est en fuite
depuis six ans.
Fantine est à l’hôpital et se meurt. Jean Valjean est à son chevet quand
Javert vient pour l’arrêter mais il parvient à s’enfuir. |
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Cosette, la fille de Fantine,
vit depuis cinq ans avec les Thénardier, des aubergistes qui la
maltraitent cruellement et l’oblige à faire mille travaux, tandis qu’ils
gâtent leur propre fille Éponine. Par une nuit froide, Valjean trouve
enfin Cosette qui est en train de puiser de l’eau. Un marchandage s’en
suit pour racheter la liverté de Cosette. Il la ramène avec lui à Paris,
mais, Javert est toujours sur la piste… |
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Neuf ans plus tard, Paris est
un véritable baril de poudre prêt à exploser. Le général Lamarque, le seul
ami des pauvres au sein du gouvernement, va bientôt mourir. Chez les
mendiants et prostituées de la capitale, le gamin Gavroche fraye avec
aisance. Une bande de voyous, qui travaille pour le compte de Thénardier,
attaque Cosette et Jean Valjean. Javert intervient à temps et ces deux
derniers réussissent à s’échapper. Après l’incident, Javert se rend compte
que l’homme à qui il vient de sauver la vie n’est nul autre que Jean
Valjean. Éponine, la fille des Thénardier, est secrètement amoureuse de
l’étudiant Marius qui, lui est amoureux de Cosette. C’est donc à
contrecoeur qu’Éponine accepte d’aider Marius à retrouver Cosette.
Dans un petit café, les amis de l’A.B.C., idéalistes se préparent à la
révolution qui, ils en sont certains, éclatera à la mort du général
Lamarque. Avec Enjoleras à leur tête, les révolutionnaires se précipitent
dans la rue pour fouetter l’ardeur du peuple. |
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Cosette est follement
amoureuse de Marius et ne pense qu’à lui. Valjean voit bien que sa fille
est en train de changer très rapidement, mais il refuse de lui révéler ses
origines et la triste histoire de sa mère, Fantine. Malgré son amour pour
Marius, Éponine réunit Marius et Cosette et, plus tard, empêche la bande
de son père de dévaliser la maison de Valjean. Ce dernier, convaincu que
le rôdeur est Javert, annonce à Cosette qu’ils doivent quitter la France.
À quelques heures de la révolution, Javert et ses amis de l’A.B.C. voient
le monde de deux points de vue fort différents. Cosette et Marius, le
désespoir au cœur, se disent adieu. Éponine pleure un amour qui ne sera
jamais. Valjean pour sa part, rêve à la sécurité de l’exil. Les
Thénardier, pour leur part, attendent la bataille avec impatience…tant de
cadavres à détrousser!
Les amis de l’A.B.C. et le peuple érigent une barricade, malgré
l’avertissement que leur sert l’armée « Rendez-vous ou préparez-vous à
mourir! » Les révolutionnaires refusent de bouger. Éponine retourne à la
barricade pour remettre à Marius une lettre d’amour qui lui destinait
Cosette. Elle y trouvera la mort.
Gavroche révèle que Javert est un espion de la police. Valjean, qui
cherche Marius, arrive à la barricade. Il a l’occasion de tuer Javert mais
décide plutôt de le laisser s’enfuir. Incapable de réconcilier ce geste
généreux de Valjean avec son devoir de policier incorruptible, et
bouleversé par la grandeur d’âme de Valjean, Javert se jette dans la
Seine.
La nuit tombée, les révolutionnaires se préparent au pire. Gavroche tente
une sortie pour ravitailler ses camarades à court de munitions. Il est
abattu et meurt. Les insurgés, y compris leur chef, Enjolras, sont tous
massacrés.
Dans ce grand silence, Valjean prie Dieu d’épargner Marius. Il fuit dans
les égouts avec sur ses épaules, Marius inconscient. Thénardier en profite
pour détrousser les cadavres et s’empare de la bague de Marius.
Marius, gravement blessé, a été déposé par on ne sait qui, devant la
maison de Monsieur Gillenormand, son riche grand-père maternel qui l’avait
auparavant chassé, ne pouvant accepter les « idées nouvelles » de son
petit-fils. Il est soigné avec amour par son grand-père plein de remords,
duquel il obtient son pardon.
Lors de la noce unissant Cosette à Marius, Valjean révèle tout son passé à
Marius et les quitte pour toujours, afin de ne pas compromettre leur
sécurité et leur bonheur. Les Thénardier tentent de faire chanter Marius.
Thénardier affirme que le père de Cosette est un voleur et un assassin. Il
a pour preuve une bague qu’il a lui-même enlevée à un cadavre dans les
égouts, la nuit où les barricades sont tombées. Marius reconnaît sa bague
et comprend du même coup que c’est Valjean qui l’a sauvé et à qui il doit
la vie.
Au début de l’été 1833, Jean Valjean se meurt de chagrin dans une petite
chambre sous les toits, au 7 rue de l’Homme armé, dernier refuge d’une
existence de fugitif.
Marius et Cosette se rendent au chevet de Valjean, qui révèle enfin à
celle-ci le secret de ses origines. Valjean expire son âme va rejoindre
celles de Fantine et d’Éponine et de tous ceux qui sont tombés aux
barricades.
« …La nuit était sans étoile et profondément obscure. Sans doute, dans
l’ombre, quelques anges immenses étaient debout, les ailes déployées,
attendant l’âme » |